Villes accueillantes à la démence : la mobilisation des entreprises (1)

Échos d'ailleurs

Date de rédaction :
01 août 2017

« Moins de la moitié des personnes atteintes de démence ont le sentiment d’être des membres de leur cité », titrait le Manifeste de la démence pour Londres, diffusé par la Société Alzheimer britannique en 2014.  Londres a annoncé son objectif de devenir la première capitale du monde « accueillante à la démence » (dementia-friendly capital) d’ici à 2020. En Angleterre et au Pays-de-Galles, on compte plus de deux cents villes déjà engagées dans ce processus pour faciliter la vie des personnes malades dans la cité. Un important levier est d’obtenir l’engagement des entreprises ayant pour clients des personnes malades ou leurs aidants.  A Manchester, des chauffeurs de taxi ont eu une formation pour devenir « amis de la démence » (Dementia Friends) afin de reconnaître et assister leurs clients. Les autres opérateurs de transport sont mobilisés pour rendre les déplacements des personnes malades plus sûrs et plus faciles. « Réussir dans les villes permet d’avoir un impact sur un grand nombre de personnes », souligne Marc Drane, architecte à Bristol et doctorant au centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour les environnements urbains facilitant une vie saine. « Et une ville, en théorie, a les bons leviers pour intégrer l’aide et les soins. » La banque HSBC a formé douze mille employés dans plus de sept cents branches. À Southampton, British Gas forme sept mille de ses trente mille employés à devenir des « champions de la démence » pour sensibiliser les autres entreprises locales et le grand public aux besoins des personnes malades, lors de réunions mensuelles, et mettent en relations les familles et les professionnels.