Transition positive à la retraite : un facteur protecteur du déclin cognitif ?

Prévention

Date de rédaction :
26 mars 2016

Marie-Noël Vercambre, de la Fondation MGEN (Mutuelle générale de l’éducation nationale) pour la santé publique, en collaboration avec des chercheurs en épidémiologie et en sciences sociales et comportementales de l’école de santé publique de l’Université Harvard (Boston, Etats-Unis), a étudié le vieillissement cognitif d’une cohorte de quatre mille neuf cents infirmières ayant pris leur retraite entre soixante et soixante-neuf ans, en mesurant leur qualité de vie globale pendant six ans. 61% de ces femmes déclarent une amélioration de leur qualité de vie depuis leur départ en retraite, avec un déclin cognitif significativement plus lent que chez les femmes ne déclarant aucun changement dans leur qualité de vie. Cette « transition positive » à la retraite, lorsque la cessation d’activité s’accompagne d’une amélioration de la qualité de vie perçue, correspond à un retard de deux ans du déclin cognitif.

Vercambre MN et al. Self-Reported Change in Quality of Life with Retirement and Later Cognitive Decline: Prospective Data from the Nurses’ Health Study. J Alzheimers Dis, 5 avril 2016. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27060944.