OMS : l’âgisme, un stéréotype « socialement acceptable et fortement institutionnalisé »
Échos d'ailleurs
« Aujourd’hui, pour la première fois de l’histoire, la majeure partie des gens peuvent s’attendre à vivre au-delà de soixante ans. D’ici à 2050, le nombre d’habitants de la planète âgés de soixante ans ou plus devrait doubler, pour représenter près de deux milliards de personnes, dont 80% vivront dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. Malheureusement, la santé des personnes âgées n’évolue pas de la même façon que leur longévité », écrivent Alana Officer et ses collègues, du département Vieillissement et qualité de vie à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Les stéréotypes et la discrimination à l’égard de personnes ou de groupes de population sur la base de leur âge sont appelés « âgisme ». Contrairement à d’autres formes de discrimination, dont le sexisme et le racisme, l’âgisme est socialement acceptable et fortement institutionnalisé, il passe largement inaperçu et il n’est pas dénoncé. L’âgisme limite les questions qui sont posées et la manière dont les problèmes sont conceptualisés. » « Des conceptions erronées, des attitudes négatives et des préjugés très répandus concernant les personnes âgées constituent des obstacles sérieux à l’élaboration de bonnes politiques publiques dans le domaine du vieillissement et de la santé. » Pour l’OMS, « l’expérience dans le domaine du sexisme et du racisme montre que le changement des normes sociales est possible et peut aboutir à des sociétés plus prospères, plus équitables et en meilleure santé. »
Officer A et al. Personnes âgées : il est temps d’engager une campagne mondiale pour lutter contre l’âgisme. Bull OMS 2016; 94:710-710A. http://dx.doi.org/10.2471/BLT.16.184960. Novembre 2016. www.who.int/bulletin/volumes/94/10/16-184960/fr/ (texte intégral).