Nations-Unies : la reconnaissance de la démence

Échos d'ailleurs

Date de rédaction :
28 août 2016

Michael Bloomberg, entrepreneur, philanthrope et ancien maire de la ville de New York (Etats-Unis) a été nommé premier ambassadeur mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les maladies non infectieuses. Il dispose d’une fortune personnelle de cinquante milliards de dollars (huitième fortune mondiale). Alzheimer’s Disease International (ADI), rappelle que la démence, qui touche quarante-sept millions de personnes dans le monde, a été inscrite sur la liste des maladies non infectieuses dans les objectifs de développement durable de l’OMS en 2015. ADI, qui a des relations officielles avec l’OMS et un statut consultatif à l’Organisation des Nations-Unies, espère que le nouvel ambassadeur soutiendra les actions sur la démence. Le Dr Yves Joanette, président du Conseil mondial de la démence et directeur scientifique à l’Institut canadien du vieillissement, indique que pour compléter les actions de l’OMS, le Conseil mondial de la démence identifiera de nouveaux modèles de financement pour un développement intégré des médicaments. Raj Long, vice-président du Conseil mondial de la démence et conseiller senior à la Fondation Bill et Melinda Gates [fonds de dotation privé doté de 44.3 milliards de dollars à fin 2014], déclare : « nous devons sortir des sentiers battus et ne pas avoir d’œillères. Si nous n’avons pas la passion de briser le carcan, rien ne se passera. » Hillary Doxford, personne malade et administratrice du Conseil mondial de la démence, appelle à maintenir l’élan de ces dernières années pour que « la lutte contre la démence devienne l’affaire de tout gouvernement. »