Japon : les personnes atteintes de troubles cognitifs et la conduite automobile.
Échos d'ailleurs
La Chambre des Représentants du Japon a adopté, au mois de juin 2015, un texte de loi fixant des modalités spécifiques en matière de conduite automobile pour les personnes âgées de soixante-quinze ans et plus ; primitivement prévue en juin 2017, l’entrée en vigueur de cette loi vient d’être avancée au mois de mars 2017. Avec cette loi, il sera désormais obligatoire pour les personnes de cet âge qui auront commis l’une des dix-huit infractions répertoriées par ce texte, de passer un test portant sur leurs fonctions cognitives. Si ce test, organisé par la police, permet d’établir des défaillances cognitives chez une personne, celle-ci devra subir un examen médical. Si, à l’issue de cet examen, il est confirmé que la personne souffre de troubles cognitifs, son permis de conduire sera soit confisqué, soit définitivement annulé, selon la gravité des troubles diagnostiqués. Aujourd’hui, un tel test est déjà obligatoire pour toutes les personnes âgées de soixante-quinze ans et plus, à l’occasion du renouvellement triennal de leur permis de conduire (Au Japon, il est obligatoire de faire renouveler son permis de conduire tous les trois ans). Si le test fait apparaître des troubles cognitifs chez une personne mais qu’elle n’a commis aucune infraction routière au cours des douze mois précédant le renouvellement, celui-ci lui sera accordé sans examen médical complémentaire. Désormais, avec cette nouvelle loi, dès lors que le test permettra d’établir des troubles cognitifs chez une personne, elle sera dans l’obligation de fournir un certificat médical infirmant tout trouble cognitif pour continuer à conduire.
Note de synthèse établie par Kyoko Siegel à partir d’articles en japonais publiés sur www.jiji.com, http://info.ninchisho.net, www.asahishimbum, 3 octobre 2016.