Comportements difficiles : la méconnaissance des aidants

Acteurs de l'écosystème Alzheimer

Date de rédaction :
20 février 2016

Des interventions psychosociales individualisées peuvent aider les familles à gérer les symptômes psycho-comportementaux de la démence, mais le succès de ces interventions est influencé par les réponses des aidants au comportement de leur proche. Une méta-analyse coordonnée par Esme Moniz-Cook, professeur de psychologie clinique à l’Université de Hull (Royaume-Uni), recense vingt-cinq études quantitatives et qualitatives de bonne qualité méthodologique publiées entre 1980 et 2012 sur ce sujet. Les deux raisons principales invoquées par les aidants pour expliquer leurs difficultés sont les changements dans la communication et les relations, qui les conduisent à se sentir « désemparées, dépourvues » (feeling bereft) et les perceptions de transgressions contre les normes sociales associées à des « méconnaissances du comportement » du proche atteint de démence. La croyance sous-jacente que leur proche a perdu, ou perdra inévitablement son identité est une raison fondamentale pour laquelle les aidants considèrent ces comportements comme difficiles.

Feast A et al. Behavioural and psychological symptoms in dementia and the challenges for family carers: systematic review. Br J Psychiatry, 17 mars 2016.

http://bjp.rcpsych.org/content/bjprcpsych/early/2016/03/10/bjp.bp.114.153684.full.pdf (texte intégral).