Bénévoles : la résilience émotionnelle

Acteurs de l'écosystème Alzheimer

Date de rédaction :
20 février 2016

Une étude menée par Georgina Charlesworth, du département de recherche et développement des services sanitaires et sociaux du Nord-Est de Londres, auprès de quatre-vingt-sept bénévoles intervenant pour du soutien émotionnel (écoute empathique et encouragement) auprès de cent-neuf aidants de personnes atteintes de démence, montre que les bénévoles sont plus fréquemment des femmes ayant aidé un parent ou un grand-parent. Les bénévoles ont une meilleure santé psychologique que les aidants en terme de développement personnel, de dépression et de bien-être perçu. Une analyse longitudinale, menée sur une période de quarante mois, identifie chez les bénévoles un déclin léger mais significatif dans les domaines du développement personnel et de l’autonomie, ainsi qu’une corrélation positive entre la durée de l’engagement du bénévole et le bien-être perçu. Pour les auteurs, « ces bénévoles qui s’engagent dans un rôle de soutien émotionnel sont résilients et le risque psychologique qu’ils encourent est faible. »

Charlesworth G et al. The impact of volunteering on the volunteer: findings from a peer support programme for family carers of people with dementia. Health Soc Care Community, 10 mars 2016. www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26970311.