Royaume-Uni : l’impact du Brexit sur la recherche pan-européenne sur la démence
Échos d'ailleurs
Le programme conjoint sur les maladies neurodégénératives (JPND), qui rassemble trente pays dont certains n’appartiennent pas à l’Union Européenne, n’est pas menacé : les fonds nationaux servent à financer les chercheurs nationaux. D’autres programmes, pour lesquels les Britanniques avaient particulièrement réussi à obtenir des fonds, sont menacés : l’Initiative pour les médicaments innovants avait co-financé quatre projets ambitieux sur la maladie d’Alzheimer avec un budget global de 168 millions d’euros, les Universités d’Oxford et d’Édimbourg jouant un rôle majeur de coordinateurs. La place des équipes britanniques dans les futures phases de ces projets collaboratifs doit être rediscutée. L’Action commune sur la démence (comparaison des politiques publiques de diagnostic et post-diagnostic, gestion des crises, coordination des soins, hébergement et villes amies de la démence) vise à identifier les bonnes pratiques, apprendre des autres pays et montrer comment les bonnes pratiques peuvent être mises en place dans un contexte différent. Ce programme est coordonné par le gouvernement écossais. Le financement de ce programme reste conditionné aux futures relations entre l’Ecosse et le reste du Royaume-Uni.
Alzheimer in Europe, octobre 2017.